Les cousins de Tighremt, unis par les racines
Entre les crêtes de la petite Kabylie et les vallées de Guenzet, Tighremt se dresse comme un sanctuaire de mémoire et de fraternité. C’est dans ce village, berceau de la tribu des Aït Yaala, que sont nés Lahcen, Abdeslam, Ryad et Zi Sghir — quatre hommes unis par leurs racines, leur engagement et leur amour pour leur terre.
Lahcen, aujourd’hui disparu, fut une figure fondatrice de l’association Imesbahene. Il croyait profondément en la reconstruction du lien communautaire, en la force de la mosquée, et en la transmission des valeurs ancestrales. Son nom reste gravé dans les pierres de la place El Houch, qu’il rêvait de voir renaître.
Abdeslam, toujours parmi nous, incarne la continuité. Il est le témoin vivant de cette époque où les anciens portaient le village à bout de bras. Son regard bienveillant et sa mémoire précise font de lui un repère pour les jeunes générations.
Ryad, emporté trop tôt, portait en lui l’énergie du renouveau. Il participait activement aux projets de réhabilitation, aux excursions et aux actions de solidarité. Son sourire et son enthousiasme manquent à tous ceux qui l’ont connu.
Zi Sghir, homme de cœur et de sagesse, était un pilier discret mais essentiel. Il connaissait les histoires oubliées, les chemins de l’enfance, les noms des aïeux. Son départ a laissé un vide, mais aussi une lumière : celle du souvenir partagé.
