Tighremet, entre Kabylie et Guenzet : un joyau perché dans les montagnes
Entre les vallées escarpées de la petite Kabylie et les hauteurs austères de Guenzet, se dresse Tighremet, un village dont le nom, en tamazight, évoque les sources jaillissantes. Ici, la nature semble chanter en chœur avec la mémoire du lieu, tissant un lien entre les générations passées et les espoirs de demain.
Une géographie de l’altitude et de l’âme Perché sur les contreforts de la chaîne des Babors, Tighremet offre des panoramas saisissants. Les toits en tuiles rouges s’accrochent à la pente, défiant le relief rude. L’air y est pur, chargé du parfum des figuiers, des oliviers et du romarin sauvage. Ce paysage montagnard a forgé des hommes et des femmes à l’âme forte et au cœur hospitalier.
Un bastion de culture et de langue Thala est aussi un foyer ardent de la culture kabyle. On y parle le tamazight avec fierté, on y perpétue les chants ancestraux, les contes au coin du feu et les proverbes sculptés dans le quotidien. Les femmes y préservent l’art du tissage, tandis que les anciens veillent à transmettre les traditions et l’histoire orale du pays Aït Ourtilane.
Un carrefour de mémoire Non loin de là, Guenzet se tient comme une sentinelle. Connue pour son histoire militante et son engagement dans les luttes pour la justice, elle complète l’identité de Tighremet comme un carrefour entre enracinement et ouverture. Ensemble, ces lieux forment un territoire où passé et présent dialoguent sans cesse.
L’avenir au creux des racines Aujourd’hui, beaucoup de jeunes originaires de Thala vivent loin, parfois de l’autre côté de la Méditerranée. Mais les liens restent intacts. Chaque été, les retrouvailles ramènent la vie dans les ruelles et les places. Tighremet vit dans les cœurs, comme une boussole qui oriente, même quand on s’éloigne.

