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Mouhoub MESBAH et Sghir ABDELAOUEL, gardiens de la mémoire
Sur un chemin de terre bordé de verdure, deux hommes se tiennent debout, engagés dans une conversation empreinte de complicité. L'un vêtu d'un costume sombre, l'autre d'un manteau gris et coiffé d'un bonnet, incarnent à eux deux la sagesse et la continuité d'une mémoire collective : celle de Tighremt n'Imesbahen.
Un paysage chargé d'histoire
La scène se déroule dans un décor typiquement kabyle : un sentier rural serpentant entre les collines, des arbres feuillus et des buissons encadrant l'horizon. Ce paysage, à la fois simple et majestueux, est celui de Tighremt, village perché entre les montagnes de la petite Kabylie et les hauteurs de Guenzet.
Mouhoub MESBAH, le conteur éternel
Affectueusement surnommé « l'homme qui blaguait tout le temps », Mouhoub MESBAH a marqué les esprits par sa joie de vivre et son humour inépuisable. Décédé à l'âge de 97 ans, il laisse derrière lui un héritage de sourires, de récits et de sagesse populaire. Il demeure une figure emblématique de la tribu des Imesbahen.
Sghir ABDELAOUEL, le lien entre générations
À ses côtés, Sghir ABDELAOUEL incarne la transmission. Issu d'une lignée également fondatrice du village, il est le témoin actif de la transformation de Tighremt. Son engagement dans les projets communautaires reflète une volonté de préserver l'âme du village tout en l'ouvrant à l'avenir.
Cette photographie, bien plus qu'un simple cliché, capture un instant de fraternité et de mémoire vivante. Elle rappelle que les chemins de Tighremt relient les générations, les histoires et les espoirs.

